Peu avant le dîner de Pâques, au 46, rue Chénier à Saint-Eustache, l’ascenseur a été mis hors service. L'Office s'est contenté de mettre un avis sur la porte indiquant qu’il était brisé, sans autre communication ni plan d’intervention.
Cet immeuble de quatre étages abrite les bureaux de l’Office régional d’habitation Lac-Deux-Montagnes et loge 51 personnes de 60 ans et plus. Pour plusieurs locataires à mobilité réduite (prothèses, déambulateur, etc.), l’ascenseur est indispensable puisqu'en cas de panne, certains peuvent être confinés à leur logement.
Le CCR a donc contacté l’office mais aucune mesure immédiate ne leur été proposée. L'office a simplement expliqué attendre une pièce pour compléter la réparation. Le CCR a même rejoint le Service des incendies de leur ville, mais aucune intervention était nécessaire puisqu’il n’y avait pas d’incendies.
Pour éviter que la situation se répète, le CCR a transmis un avis à l’office et pour porter les demandes des locataires. le CCR propose le plan d’action suivant :
- communication rapide et accessible, et ce tant que l'ascenseur n'est pas réparé;
- coordination avec les services municipaux;
- coordination avec les services sociaux et le soutien communautaire pour soutenir les personnes vulnérables;
- en amont, mise en place de mesures concrètes pour prévenir l’isolement et planification des travaux et la prévention des bris d'ascenseur.
La FLHLMQ rappelle aussi le rôle des associations de locataires pour soutenir les personnes plus vulnérables (ex. : aide aux commandes en ligne d’épicerie et de pharmacie) et pour organiser, avec le service des incendies, un exercice annuel d’évacuation.
Les aînés ont droit à la sécurité, à la dignité et au secours, qu’ils vivent en HLM ou en RPA. Faudra-t-il attendre un accident, un incendie ou un décès pour reconnaître que les HLM pour aînés sont des milieux de vie de personnes vulnérables et qu’ils doivent être soutenus comme tel ?