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Les HLM comme solution à la crise

Soumis par Rédaction le
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Yves Dubé

Au mois de mai, la FLHLMQ a tenu trois assemblées publiques à Montréal, Québec et Gatineau pour mettre de l'avant le besoin de revenir à une solution qui a déjà fait ses preuves : la construction massive de HLM. Si le fédéral n'avait pas mis fin à son programme au début des années 90, on aurait 80 000 HLM de plus pour non seulement loger les 30 000 ménages sur les listes, les locataires pris à la gorge par des loyers trop chers mais aussi pour permettre la mobilité dans les HLM existants et faciliter les grandes opérations de travaux majeurs.

À quelques mois des élections provinciales, la Fédération demande aux formations politiques de s'engager pour une nouvelle générations de logements publics :

  • des logements à 25% des revenus;
  • des logements attribués en vertu du Règlement d'attribution;
  • une gouvernance publique mais ancrée dans la communauté et qui prévoit la participation des locataires à la gestion
  • des milieux supportés par la vie associative et l'entraide.

Lors de ces assemblées, nous avons entendu les témoignages poignant de locataires qui ont souhaité prendre la parole pour convaincre les partis politiques de s'engager pour une nouvelle génération de HLM.  

À Montréal, Chantal Daneau nous a parlé de son HLM qui est son chez soi pour toujours, son fonds de pension, de la joie de s'impliquer avec les enfants de son habitation. À Québec, Marie-France nous a expliqué comment son HLM l'a sorti de 4 ans d'itinérance et comment la vie associative lui a permis de devenir la femme inspirée et inspirante qui peut maintenant prendre la parole en public. À Gatineau, Yves Dubé nous a généreusement partagé son parcours qui a touché toute l'assemblée et une journaliste qui résume ainsi ses mots :

"C’est un peu grâce à mon HLM que j’ai réussi à survivre», confie celui qui est aujourd’hui président du conseil d’administration de la Fédération des locataires d’habitations à loyer modique du Québec. 

Originaire de Thurso, M. Dubé travaillait dans une entreprise de fournitures de bureau. Mais lorsque le commerce a fermé ses portes, il a «vécu l’enfer». «Je suis parti en super dépression. Ça a duré plusieurs années et j’ai perdu ma maison, on a fait faillite. J’allais atterrir dans la rue», a-t-il raconté jeudi, en conférence de presse. «J’étais au bord du gouffre. J’étais rendu au point où j’allais m’enlever la vie.»

Par chance, M. Dubé a appris deux semaines avant d’être évincé qu’il était accepté, avec ses deux adolescents, dans un HLM de Buckingham. Ces logements sociaux permettent aux ménages de ne pas accorder plus de 25 % de leurs revenus au paiement du loyer.

Au-delà du soulagement financier, il affirme avoir pu y reconstruire sa vie sociale en s’impliquant dans la Fédération des locataires d’habitations à loyer modique du Québec."

L'article complet sur le site des coops de l'info : https://www.ledroit.com/actualites/actualites-locales/gatineau/2026/05/22/des-hlm-pour-survivre-a-lenfer-du-marche-immobilier-5O2FKB32KNGGPBUJBLQFDUH24U/

Crédit photo : Etienne Ranger / Le Droit