L’Office de Gatineau aborde la question du tabac et du cannabis avec intelligence

Soumis par flhlmq le mar 03/07/2018 - 13:49

Nous saluons l’initiative de l’Office municipal d’habitation de Gatineau (OMHG) qui, le 29 juin dernier, annonçait son approche en matière de gestion de la fumée du tabac et du cannabis dans les logements dont il est locateur. Selon nous, l’OMHG agît de manière réfléchie en cherchant à concilier les intérêts et les droits du plus grand nombre possible.

Soulignons d’emblée que l’office a abordé cet enjeu sensible en travaillant, comme il se doit, en collaboration avec le Comité consultatif de résidants. Le résultat tient en quelques points :

  • L’office demande dorénavant aux nouveaux requérants d’indiquer s’ils désirent habiter un logement sans fumée, ce qui permet d’évaluer la demande pour ce type de logements ;
  • En fonction des besoins exprimés, l’office fera d’un certain nombre de ses nouvelles constructions des immeubles où la fumée du tabac et du cannabis sera partout interdite, y compris dans les logements.
  • Si cela ne suffisait pas, l’office envisage de convertir des immeubles existants en immeubles sans fumée.

L’office de Gatineau prend donc acte du fait que la fumée dans les logements est un problème de confort et de santé sérieux pour les non-fumeurs. On a longtemps négligé les droits de ces locataires incommodés par la fumée de leurs voisins en faisant mine de ne pas voir que la fumée circule dans un immeuble sans respecter les limites assignées à la liberté et à l’intimité de chacun. Des immeubles sans fumée offriront la possibilité de corriger ce tort. Par ailleurs, l’OMHG s’est bien gardé de faire comme d’autres offices ayant décidé d’interdire mur à mur la fumée dans tous les logements de tous leurs immeubles, créant des situations difficiles pour les locataires au prise avec une tenace dépendance au tabac et pour qui un logement à prix modique représente un dernier recours en matière de droit au logement.

Nous encourageons l’ensemble des offices du Québec à imiter celui de Gatineau et à s’asseoir avec leurs locataires afin de réfléchir à la manière la plus équilibrée et la plus respectueuse de traiter ce problème en fonction des réalités locales.